[CHILI] Au cœur d'une insurrection durable

La volonté du gouvernement chilien d'augmenter le prix du ticket de métro de 30 pesos (environ 1 euro) en octobre dernier marquera peut-être un tournant dans l'histoire du Chili. En effet, depuis cette date, un soulèvement populaire de grande ampleur est en cours. Entre violences policières, barricades et état d'urgence ; l'embrasement populaire ne semble pas prêt de s'éteindre.


Les raisons de la colère


A l'image de l'augmentation des taxes sur l'essence en France ou de la facturation des appels WhatsApp au Liban, il serait faux de résumer la colère chilienne à la hausse du prix du ticket de métro. Les origines de celle-ci sont au contraire bien plus ancrées dans l'histoire moderne du pays.


Dès le 11 septembre 1973, le Général Augusto Pinochet s'est emparé du pouvoir au Chili. Cet épisode a marqué un virage politique important pour le Chili dans la mesure où son prédécesseur, Salvador Allende, a mis en place une politique socialiste faite de nationalisation[1]et d'augmentation des salaires[2]. La dictature Pinochet a fait au contraire rentrer le pays dans l'ère de l'ultra-libéralisme en ouvrant son pays au commerce international et au libre-échange tout en instaurant une politique de terreur et des phases de forte répression contre le peuple chilien[3]. Malgré les violations récurrentes des droits de l'Homme opérées par le gouvernement chilien pendant cette période, le pays n'a cessé d'être vu comme un modèle de réussite économique en Amérique du Sud en devenant le pays ayant réussi au mieux sa transition économique vers le libéralisme international au sein du continent[4]. En témoigne le taux de croissance annuel moyen important du pays entre 2000 et 2016 de près de 4%[5].


Pourtant, d'un point de vue interne, les réformes sociales sont loin d'égaler la réussite de celles économiques. L'ère Pinochet et le libéralisme à outrance ont très fortement creusé les inégalités de richesse au sein même du pays[6], maintenu la pauvreté à un niveau important (en 2015, près de 12% de la population vivait sous le seuil de pauvreté)[7]et privatisé des grands corps étatiques tels que l'éducation ou la santé engendrant une hausse importante des prix de ces services étant en théorie publics[8].


Ces privatisations n'ont de plus pas permis de refonder le système social. Bien au contraire, le système éducatif apparaît aujourd'hui totalement défaillant et incapable de répondre aux besoins d'instruction et de formation de la population[9]. Il en va de même du système de santé qui ne couvre que 60% des frais médicaux et au sein duquel les médicaments restent parmi les plus chers de la région[10].


Cette privatisation a été jusqu'à toucher une ressource primaire ; l'eau. L'État ne régule absolument pas l'exploitation de l'eau et sa gestion est entièrement privatisée entraînant des problèmes de rareté et de surexploitation de cette ressource. Le désert d'Atacama, situé au Nord du Chili, semble être le meilleur exemple de cette situation : alors que cette zone géographique manque d'eau de façon continue, elle fait également l'objet de nombreux investissements miniers. Les gisements consécutifs de ces investissements nécessitent énormément d'eau (100 mètres cubes par tonne de cuivre produit) entraînant de nombreuses conséquences en termes d'assèchement et de développement durable[11].


De plus, le système des retraites par capitalisation est aujourd'hui largement remis en cause du fait du niveau de vie des retraités qui touchent pour la plupart des pensions bien inférieures au salaire minimum chilien.


Enfin, bien que l'on constate une augmentation générale du niveau de vie depuis la dictature Pinochet, celle-ci n'a pas permis de compenser les privatisations et les augmentations des prix des services publics devant lesquels la population n'est plus égale.


La hausse du ticket de métro n'est donc qu'une goutte d'eau supplémentaire dans un vase déjà rempli à ras bord. Le soulèvement populaire qui dure depuis 4 mois était inévitable tant la situation chilienne apparaissait tendue.


Ainsi, le 18 octobre 2019 les étudiants sont descendus dans la rue pour la première fois. La réaction des autorités est immédiate. Dès le lendemain, l’état d’urgence est déclaré et un couvre-feu instauré dans diverses villes [12]. Les violences policières commencent à se multiplier et avec elles, l’escalade de la violence se met en marche. La colère monte à travers le pays, et c’est maintenant l’ensemble de la population chilienne qui s’est réunie pour remettre en cause les fondements mêmes de leur société. Au fur et à mesure, la situation s’est largement empirée. Avec un recensement de 29 morts, plus de 2000 blessés, 113 cas spécifiques de torture et de mauvais traitements et 24 cas officiels de violence sexuelle, la violence engendrée par ce mouvement n’est pas contestable.[13]

Une politique punitive comme réponse des autorités


Le gouvernement a opté pour une réponse stricte et sévère à l’encontre des protestations. En plus des lois privatives de liberté, à l’instar de l’état d’urgence et l’instauration d’un couvre-feu, le déploiement des militaires dans différentes villes démontre une certaine intention de faire taire les revendications[14]. D’autant plus que les carabineros, institution militaro-policière mise en place sous Pinochet, font l’objet de diverses critiques virulentes, que ce soit de la part des citoyens ou de la société internationale[15]. Leurs méthodes et l’impunité dont ils jouissent ne laissent rien présager de bon pour une société démocratique. L’ONG Amnesty International, très présente lors des manifestations, a publié un rapport [16]accusant le gouvernement et les chaînes de commandement de la police et des militaires de recourir intentionnellement à une force disproportionnée envers les manifestants. De même, le juriste espagnol Baltazar Garzon a pu écrire après quelques jours d’immersion que « l'armée n'est pas préparée pour contrôler l'ordre public mais pour faire la guerre, à soumettre l'ennemi ou à le détruire, et que lorsqu'elle descend dans la rue, les choses ne font qu'empirer » [17]. Baltazar Garzon était le Procureur en charge des crimes contre l’Humanité pour les faits s’étant déroulés en Argentine et au Chili durant les dictatures. De ce fait, il entretient un lien étroit avec le Chili et son indignation envers la répression violente des manifestations démontre l’ampleur de celle-ci. Pour Nancy Yanez, directrice du centre des Droits de l’Homme de l’Université du Chili à Santiago, le fait que le gouvernement ait désigné les manifestants comme ennemis intérieurs de l’État a donné aux policiers et militaires un sentiment de légitimité dans leurs actions. [18]


Les conséquences désastreuses en matière de droit de l'Homme

L’usage excessif de la violence par les militaires, couplé à l’usage d’armes complètement inadaptées dans des opérations de maintien de l’ordre a engendré une crise déplorable au Chili. Plusieurs ONG dénoncent cette situation complètement inédite depuis la fin de la Dictature Pinochet. L’Institut national des droits de l’Homme dénombre une quantité démesurée de plaintes pour tortures, traitements inhumains et dégradants de la part des forces de l’ordre depuis le début des hostilités. En l’espace de 18 jours, plus de 145 plaintes ont été déposées devant les tribunaux, et le 21 novembre le nombre de plaintes s’est élevé à 442[19].  José Miguel Vivanco, directeur de la division Amériques à Human Rights Watch, a déclaré « Des centaines de cas présumés de recours excessif à la force dans la rue et de sévices infligés à des détenus, notamment des passages à tabac brutaux et des abus sexuels, devraient rapidement faire l'objet d'enquêtes rigoureuses afin de permettre aux victimes de chercher à obtenir justice »[20]. Le rapport du Haut-Commissariat des Nations-Unies sur le Chili publié le 13 décembre 2019, dénonce les violations répétées des autorités chiliennes contre les droits de l’Homme entre faits avérés de torture et mauvais traitements et violences sexuelles[21]. Les chiffres déjà impressionnants ne sont là que des quelques cas avérés et prouvés. Autre fait attestant de la violence de la répression, le nombre de personnes ayant perdu l’usage d’un œil. Dès le 9 novembre le Collège des Médecins du Chili pointe du doigt le nombre impressionnant des blessures oculaires graves, avec d’ores et déjà 220 cas avérés, ce que le Collège considère comme un « record mondial » [22].


L'escalade de la violence


La politique punitive des autorités a provoqué une indignation générale du peuple Chilien. Partout sur la Plaza Italia, cœur de la manifestation chilienne et symbole de la contestation des inégalités sociales, sont placardés les portraits des personnes ayant perdu l’usage d’un œil. Ceux-ci sont devenus le symbole des violences militaires contre lesquelles il faut lutter. L’adage « la violence engendre la violence » trouve dans le mouvement protestataire chilien un véritable écho. En effet, la violence policière a eu un effet d’engrenage sur la violence des manifestants. Désormais, des manifestations sont ouvertement et principalement organisées pour dénoncer les violences policières à l’encontre des manifestants, à l’instar des manifestations du 21 novembre qui se sont soldées par 1 mort, 128 blessés et 767 arrestations[23]. Il en résulte une stratégie d’attaque envers les policiers et militaires, où certains affrontent directement et à coup de pierres les forces de l’ordre. En outre, de nombreux feux criminels sont perpétrés par les manifestants, notamment le 8 novembre où des manifestants ont incendié le siège d’une Université de Santiago[24]. Il apparaît également que ces feux ont tristement causé la mort de quantité de manifestants.


Entre barricades, jets de pavés, port de masque à gaz pour contrer les émanations des gaz lacrymogènes omniprésents, il règne une véritable ambiance révolutionnaire au Chili. Certains manifestants expliquent s’inspirer des mouvements protestataires de Hong-Kong en termes de stratégie et de moyens de défense [25]. Ainsi, un jeune ingénieur a inventé un bouclier fabriqué avec des pièces de récupération pour le personnel secouriste en réaction à l’attaque des forces de l’ordre le 14 novembre contre des secouristes alors même qu’ils étaient en train de porter assistance à des blessés[26].


Revendication d'un changement profond de la société


Malgré les différentes annonces du Président Pinera allant en faveur de réformes du système actuel, le mouvement ne faiblit pas. Dès le 5 novembre le Président se dit en faveur d’une modification de la Constitution[27], et le 2 décembre ce dernier annonce une vague de mesures sociales, économiques et sécuritaires pour tenter d’apaiser les tensions[28]. En décembre également, Sebastián Piñera promulgue une loi afin d’organiser un référendum en avril à propos d’un changement de la Constitution. Pour autant, nombres de Chiliens estiment que ces mesures ne sont que superficielles [29]. En effet, ni la réforme du système de retraite, ni la réforme du système de santé et de l’éducation n’ont été évoquées par le Président. Or, ce sont les revendications principales des manifestants. Il s’avère donc que c’est une remise en question du système beaucoup plus profonde qui est en marche. Ce sont les droits élémentaires de tout être humain que le mouvement protestataire chilien réclame. Le droit à la santé, l’accès à l’eau, le droit à l’éducation, le respect des droits de l’Homme. De telles reformes requièrent certes de modifier la constitution, mais ce n’est pas tout.


Les précédents scandales de corruption, ajoutés à la crise actuelle des droits de l’Homme ont mis en évidence une fracture irréparable entre l’élite et le reste du peuple. Baltazar Garzon estime qu’il y a actuellement un « niveau de rejet dangereux » [30]et il semble qu’aujourd’hui seul un changement profond du système politique pourrait renverser ce niveau de rejet.


Des solutions difficilement déterminables


Mais face à ces violations systématiques des droits de l'Homme, il y a t-il réellement des solutions envisageables ?


On peut ici questionner le rôle du droit international des droits de l'Homme et en particulier de la Convention Américaine relative aux droits de l'Homme. Le 11 novembre 2019, Erika Guevara Rosas, directrice d'Amnesty International pour les Amériques, a déclaré devant la Commission interaméricaine des droits de l'Homme (CIADH) : « La violente répression qui vise les manifestants persiste et pourrait même s’intensifier à la suite de la proposition de nouvelles mesures de sécurité émise par le président »[31]. Cet appel d'Amnesty International a eu des conséquences au sein de la CIADH puisque le 30 janvier 2020, cette dernière a lancé une visite in loco[32]sur le territoire chilien afin d'enquêter et d'analyser les probables violations des droits de l'Homme commises au Chili[33].


Il est très fortement envisageable que la CIADH ait ici des doutes quant au respect par le Chili de la convention qu'elle protège. On peut donc légitimement envisager qu'elle puisse saisir la Cour interaméricaine des droits de l'Homme[34]pour violation plausible de plusieurs articles de la Convention. On peut ici citer l'article 5 qui concerne le droit à l'intégrité de la personne[35]ou encore l'article 13 sur la liberté de pensée et d'expression[36]. Ainsi, le Chili est bien soumis à des normes supérieures ainsi qu'à une juridiction internationale en ce qui concerne les droits de l'homme. Il y a donc réellement un risque de sanction pour le Chili de tous les faits en question. Mais la question se pose malgré tout du rôle dissuasif de la Cour interaméricaine. Est-ce que son autorité à la fois juridique et morale est suffisante pour décourager un Etat d'avoir recours à ce type de méthode face à sa propre population ? D'un autre côté, si réaction de la Cour il y a, celle-ci prendra forcément beaucoup de temps.


Or, il convient de se poser la question de l'issue de ces événements à plus court terme. Le Chili paraît être dans une impasse difficilement surmontable. D’un côté le Président refuse l’hypothèse d’une démission, alors même que sa côte de popularité est au plus bas[37], et ne semble pas enclin à réformer en profondeur le système. De l’autre côté les protestataires sont déterminés à poursuivre leur lutte jusqu’à l’obtention de réelles avancées sociales. De ce point de vue, l’avenir du modèle sociétal chilien reste largement hypothétique, et les prochains mois détermineront sûrement le sort de ce pays déchiré socialement.


Les revendications chiliennes et l'actualité internationale


Pour autant, le Chili n’est pas le seul pays à connaître de tels soulèvements. Le continent Sud-américain entier semble être le terrain de revendications populaires. Entre la démission du Président Morales en Bolivie suite aux contestations de la validité de son élection[38], les protestations massives en Équateur dues au retrait d’une subvention sur le carburant[39], au Pérou, en Colombie ou encore au Paraguay, les populations sud-américaines expriment ouvertement leurs mécontentements.

Bien évidemment il existe des distinctions entre ces protestations, tant sur les causes de celles-ci que dans les revendications mêmes, pour autant des similitudes sont manifestes[40]. Dans un continent en proie à de nombreuses instabilités depuis les 30 dernières années, entre dictatures et crises économiques, le ralentissement de la croissance, la hausse du chômage et de la pauvreté extrême[41]fait monter la colère chez les sud-américains. A cela il faut ajouter les scandales répétés de corruption qui ne font qu’engendrer un rejet de plus en plus fort des élites. D’autant plus que les infrastructures publiques, l’accès à l’éducation ou à la santé sont, pour la plupart, défaillants[42]. Au vue des inégalités criantes, la population se sent délaissée et l’explosion de la colère apparaît comme inévitable. N’ayant plus confiance dans la classe politique, qui leur semble trop éloignée de la réalité, il existe une réelle revendication d’une démocratie directe ainsi qu’une répartition des richesses plus juste[43].


Cependant cette vague de manifestations spontanées ne s’arrête pas aux frontières du continent Américain. Du Liban à l’Irak en passant par la France et Hong-Kong toutes les régions géographiques du monde sont touchées par des soulèvements populaires. L’étincelle qui déclenche la colère peut sembler dérisoire mais est révélatrice d’un malaise plus profond[44]. Il existe aujourd’hui un afflux de protestations puissantes, non violentes, la plupart du temps non alignées politiquement qui tirent la sonnette l’alarme sur la nécessité d’adapter les régimes politiques et sociétaux aux besoins vitaux des populations.


Au Chili, le référendum constitutionnel, initialement prévu en avril, est repoussé au 25 octobre. Le pays est en effet gravement touché par la crise du coronavirus qui a bouleversé l’ensemble du mouvement de protestation sans pour autant l’essouffler.


Simon Appriou & Léa Chaptal


[1]RIVERO (J.), Le régime des nationalisations, Jurisclasseur civil, annexes III, 1948, La nationalisation est « l'opération par laquelle la propriétéd'une entreprise ou d'un groupe d'entreprises est transférée à la collectivité afin de la soustraire, dans l'intérêt général, à la direction capitaliste ». [2]COLLIER (S.) and SATER (E.), A History of Chile 1808-1994, Cambridge University Press, 1996, p.427. [3]« Chili : Les limites de l'ultra-libéralisme», LeMonde, 23 octobre 2019, https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/10/23/chili-les-limites-de-l-ultraliberalisme_6016612_3232.html [4]MITCHELL (D.) et MORRISS (J.), « La remarquable histoire de la renaissance économique du Chili »,Daily Caller, 18 juillet 2012, https://www.contrepoints.org/2012/07/26/91621-la-remarquable-histoire-de-la-renaissance-economique-du-chili [5]Études du Chili par l'OCDE, février 2018, p.9, http://www.oecd.org/fr/economie/chili-en-un-coup-d-oeil/ [6]L'indice de GINI en ce qui concerne les inégalités au Chili s'élève à 0,45/1 (contre 0,30 pour le reste des pays de l'OCDE). Études du Chili par l'OCDE, février 2018, p.3, http://www.oecd.org/fr/economie/chili-en-un-coup-d-oeil/ [7]Ratio de la population pauvre en fonction du seuil de pauvreté national (% de la population) – Chile, La Banque mondiale, https://donnees.banquemondiale.org/indicateur/SI.POV.NAHC?locations=CL. [8]FARGE (P.) et RUSSO (F.), « Crise au Chili: une révolte ? Non, une révolution !», Contrepoints, 25 octobre 2019, https://www.contrepoints.org/2019/10/25/356439-crise-au-chili-une-revolte-non-une-revolution [9]En témoigne les 53% de la population qui ne dispose que de « faibles compétences » selon l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ainsi que le prix des universités publiques, aux alentours de 300 euros/mois. Études du Chili par l'OCDE de février 2018, p.9, http://www.oecd.org/fr/economie/chili-en-un-coup-d-oeil/ [10]« Les ingrédients de la crise sociale au Chili», Le Point International, 22 octobre 2019, https://www.lepoint.fr/monde/les-ingredients-de-la-crise-sociale-au-chili-22-10-2019-2342898_24.php#. [11]DÍAZ (M.) et COTTERLAZ-RANNARD (G.), « Privatisation de l'eau au Chili, 30 ans de la catastrophe socio-environnementale», HebdoLatino, 10 octobre 2013, https://hebdolatino.ch/francais/31-actualites/amerique-latine/1277-privatisation-de-l-eau-au-chili-30-ans-de-la-catastrophe-socio-environnementale.html [12]“Chili : état d’urgence après de violentes manifestations dues à la hausse du prix du métro », LeMonde, 19 octobre 2019, URL : https://www.lemonde.fr/international/article/2019/10/19/chili-etat-d-urgence-apres-de-violentes-manifestations-dues-a-la-hausse-du-prix-du-metro_6016140_3210.html [13]“UN Human Rights Office report on Chile crisis describes multiple police violations and calls for reforms”, OHCHR, URL: https://www.ohchr.org/EN/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=25423&LangID=E [14]« État d'urgence au Chili : sept morts lors des émeutes, le pays est "en guerre" », midi-libre,21 octobre 2019, URL :  https://www.midilibre.fr/2019/10/21/etat-durgence-au-chili-sept-morts-lors-des-emeutes-le-pays-est-en-guerre,8494659.php [15]« Encuesta CEP: Aprobación al gobierno de Piñera llega al 6%, la más baja desde el retorno a la democracia », CNN Chile, 16 janvier 2020, URL : https://www.cnnchile.com/pais/encuesta-cep-enero-2020-gestion-gobierno-pinera-estallido-social_20200116/ [16]« Une politique délibérée visant à nuire aux manifestants : le commandement en cause», rapport Amnesty International, 21 nombre 2019, URL :  https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2019/11/chile-responsable-politica-deliberada-para-danar-manifestantes/ [17]« Lettre de Baltazar GARZON au peuple chilien, au cœur de l’insurrection 18-O », Médiapart, 7 février 2020, URL : https://blogs.mediapart.fr/patricio-paris/blog/070220/chili-lettre-de-baltazar-garzon-au-peuple-chilien-au-coeur-de-linsurrection-18-o [18]« Répression au Chili : « Je n’ai jamais pensé que ce seraient ses derniers mots » », Libération, 6 novembre 2019, URL : https://www.liberation.fr/planete/2019/11/06/repression-au-chili-je-n-ai-jamais-pense-que-ce-seraient-ses-derniers-mots_1762024 [19]« Chili : Réformer les pratiques policières suite aux abus lors des manifestations », rapport Human Rights Watch, 26 novembre 2019, URL : https://www.hrw.org/fr/news/2019/11/26/chili-reformer-les-pratiques-policieres-suite-aux-abus-lors-des-manifestations [20]Ibid. [21]« Manifestations au Chili : les forces de l'ordre ont commis de graves violations des droits de l'homme (ONU) », rapport Haut-Commissariat des Nations-Unies aux droits de l’Homme, 13 décembre 2019, URL : https://news.un.org/fr/story/2019/12/1058241 [22]« Manifestations au Chili : "La répression est inédite", pour Amnesty International », TV5 Monde, 21 novembre 2019, URL : https://information.tv5monde.com/info/chili-amnesty-international-denonce-une-repression-inedite-nouvelles-manifestations-ce-vendredi [23]« Chili : recrudescence des violences, l'exécutif appelle au calme », L’express, 23 novembre 2019, URL : https://www.lexpress.fr/actualites/1/actualite/chili-recrudescence-des-violences-l-executif-appelle-au-calme_2108656.html [24]« Chili : une marée de manifestants à Santiago, une université incendiée », Le Parisien, 9 novembre 2019, URL : http://www.leparisien.fr/international/chili-manifestations-monstre-a-santiago-une-universite-incendiee-09-11-2019-8189763.php [25]« Au cœur des manifestations au Chili », Brut, 5 janvier 2020, URL : https://www.youtube.com/watch?v=zy3PjiGSpig [26]« Une politique délibérée visant à nuire aux manifestants : le commandement en cause », rapport Amnesty International, 21 nombre 2019, URL :  https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2019/11/chile-responsable-politica-deliberada-para-danar-manifestantes/ [27]« Chili : le président exclut de démissionner, malgré la crise sociale »,La Presse, 5 novembre 2019 https://www.lapresse.ca/international/amerique-latine/201911/05/01-5248448-chili-le-president-exclut-de-demissionner-malgre-la-crise-sociale.php [28]« Mesures sociales annoncées au Chili: «Ce n'est pas avec ça qu'il va nous calmer », RFI, 4 décembre 2019, URL : http://www.rfi.fr/fr/ameriques/20191204-mesures-sociales-chili-pinera-est-pas-ca-va-nous-calmer-manifestations [29]« Au Chili, nouvelles mobilisations à propos d’un changement de la Constitution », Le Monde, 16 février 2020, URL : https://www.lemonde.fr/international/article/2020/02/16/chili-les-pro-et-les-contre-l-adoption-d-une-nouvelle-constitution-s-affrontent-dans-les-rues-de-santiago_6029738_3210.html [30]« Lettre de Baltazar GARZON au peuple chilien, au cœur de l’insurrection 18-O », Médiapart, 7 février 2020, URL : https://blogs.mediapart.fr/patricio-paris/blog/070220/chili-lettre-de-baltazar-garzon-au-peuple-chilien-au-coeur-de-linsurrection-18-o [31]« Chili. Amnesty International dénonce les violations des droits humains devant la Commission interaméricaine des droits de l'homme», Amnesty International, 11 novembre 2019, https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2019/11/chile-amnistia-internacional-denunciara-violaciones-ante-cidh/ [32]Article 18-g du Statut de la Commission interaméricaine des droits de l'homme : la CIADH a pour attribution « d'effectuer des observations in loco sur le territoire d'un Etat avec l'agrément ou sur invitation du gouvernement de cet Etat ». Cette attribution constitue l'intervention la plus importante possible par la CIADH. [33]« La visite de la CIDH est une occasion historique pour la défense des droits humains», Amnesty International, 30 janvier 2020, https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2020/01/chile-visita-cidh-oportunidad-historica-derechos-humanos/ [34]La Commission peut effectivement saisir la Cour interaméricaine des droits de l'homme en vertu de l'article 61-1 de la Convention. [35]Et notamment le paragraphe 1 de l'article 5 qui dispose : « Toute personne a droit au respect de son intégrité physique, psychique et morale». [36]Et notamment le paragraphe 1 de l'article 13 qui dispose : « Toute personne a droit à la liberté de pensée et d'expression; ce droit comprend la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce ». [37]« Le Chili toujours dans l’incertitude, 3 mois après le début de la crise sociale », Le Monde, 17 janvier 2020, URL : https://www.lemonde.fr/international/article/2020/01/17/le-chili-toujours-dans-l-incertitude-trois-mois-apres-le-debut-de-la-crise-sociale_6026373_3210.html [38]« Après la démission forcée de Morales, le vide de pouvoir en Bolivie », Libération, 11 novembre 2019, URL : https://www.liberation.fr/planete/2019/11/11/apres-la-demission-forcee-de-morales-le-vide-de-pouvoir-en-bolivie_1762718 [39]« En Equateur, les blocages de routes et les manifestations se poursuivent », Le Monde, 7 octobre 2019, URL : https://www.lemonde.fr/international/article/2019/10/07/en-equateur-les-blocages-de-routes-et-les-manifestations-se-poursuivent_6014475_3210.html [40]« Mouvements populaires en Amérique du Sud : "Il existe des revendications communes" », France24, 22 novembre 2019, URL : https://www.france24.com/fr/20191122-mouvements-populaires-am%C3%A9rique-sud-latine-revendications-communes [41]« Rapport OIT / CEPALC: Détérioration des conditions de travail et augmentation du chômage urbain », Organisation Internationale du Travail, 11 mai 2017, URL : https://www.ilo.org/global/about-the-ilo/newsroom/news/WCMS_553666/lang--fr/index.htm [42]« Amérique latine : la colère et la peur dominent », The Economist- Courrier international, janvier-février-mars 2020 [43]Ibid. [44]« Un Monde avec des révoltes et des violences sur tous les continents », Diplomatie internationale, Janvier/février 2020 


POUR CITER : CHAPTAL L. et APPRIOU S., "[CHILI] Au cœur d'une insurrection durable", Hestia - Promouvoir les droits humains, Dossiers, Lyon (en ligne : http://hestiapdh.com).

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