Combattantes armées ou actrices pour la paix : quelle intégration des femmes après un conflit armé ?

Mis à jour : 7 août 2019

« L’un des rôles principaux de la communauté internationale consiste à recenser, protéger et aider à développer les ressources disponibles au niveau national. Pour jouer efficacement ce rôle, il faut notamment qu’elle veille à ce que les femmes se voient accorder une place plus importante, leur participation active étant parmi les conditions essentielles d’une paix durable. »[1]

L’égalité des sexes est définie par les Nations Unies comme un procédé d’implication des femmes comme des hommes dans les actions liées aux domaines législatif, politique et aux programmes de reconstruction – impliquant une intégration des deux sexes à tous les niveaux hiérarchiques[2]. L’égalité s’envisage ainsi d’abord telle l’intégration des femmes dans le processus de pacification et de reconstruction étatique. Néanmoins, il est également nécessaire d’envisager ces dernières comme pouvant avoir participé au conflit, soit comme belligérantes directes soit comme actrices indirectes. A cet égard, nous étudierons leur implantation dans le processus DDR selon différents Etats.


Nous envisagerons d'abord la femme actrice de la pacification (et les règles internationales vis-à-vis de leur intégration) avant de les identifier comme ex-combattantes afin de comprendre la manière dont elles sont intégrées au processus de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) que l'ONU met en place dans les opérations et les missions de maintien de la paix depuis 1990. Cette étude alliera ainsi ma première étude vis-à-vis de la démobilisation des combattants en 1918 (lire) et celle des femmes victimes de viols systématiques (considérés tels des crimes de guerre - Lire). Ici, la femme est actrice et doit être intégrée.



L’intégration normative des femmes en tant qu’actrices dans la reconstruction d’un Etat en situation post-conflictuelle


« Malgré les activités importantes des femmes dans la construction de la paix, elles se trouvent trop souvent éloignées des structures formelles de prise de décision dans les périodes de postconflit.»[3]

Dans le même esprit, « Les femmes sont souvent les premières personnes à répondre à une crise et, qu’elles soient en déplacement ou dans des camps, dans leur pays d’origine ou dans le pays où elles ont émigré, elles jouent un rôle crucial dans la reconstruction de leur communauté et dans la manière dont elles s’en occupent et la soutiennent. »[4]


Ainsi, le fait que les violences perdurent contre les femmes après la cessation officielle des hostilités implique une stigmatisation de ces dernières en tant que victimes de guerre et les empêche de prendre part aux négociations de paix et de reconstruction[5]. Prenons l’exemple du rapport de Elisabeth Stern et Johnson Sirleaf rendu pour le Fonds de développement des Nations Unies pour les femmes (UNIFEM) en 2002[6]. Au sein du chapitre cinq dédié aux femmes et aux opérations de paix, les auteurs prennent pour exemple des femmes qu’ils ont rencontrées au Kosovo, en Ex-République Yougoslave de Macédoine ou en République Démocratique du Congo. Les auteurs rappellent que l’image habituelle des femmes est positive dans les situations post-conflictuelles mais qu’elles demeurent dépeintes comme des victimes du conflit qu’il est nécessaire de protéger. De fait, leur rôle pro-actif pour le rétablissement et le maintien de la paix, outre le financier lorsqu’il s’agit d’entretenir le ménage, est mis de côté[7].


Pourtant, les travaux des Nations Unies et de la société civile permettent de rappeler la force que peuvent représenter les femmes dans l’établissement et l’imposition d’une paix durable. La première grande initiative en la matière a eu lieu à Beijing à l’occasion de la quatrième conférence des Nations Unies sur les femmes de 1995, intitulée « action et égalité, développement et paix ». Cette quatrième conférence des Nations Unies sur les femmes a permis la rédaction de grands objectifs et de recommandations pour les atteindre. Ainsi, à propos de notre analyse sur le potentiel des femmes et sur la nécessité de leur inclusion dans les infrastructures décisionnelles, nous trouvons toute une partie intitulée « les femmes et les conflits armés »[8]. Débutant sur la protection des femmes contre les violences en temps de guerre[9], le rapport de la conférence nous apporte un intérêt tout particulier à partir des paragraphes 134 et 137[10] puisque ces derniers mettent en exergue l’importance d’inclure les femmes dans les sphères du pouvoir afin de renforcer le maintien et la promotion de la paix et de la sécurité internationales. De plus, nous pouvons lire que les femmes réfugiées et ou migrantes ont une force et des ressources majeures pour jouer un rôle indéniable dans la reconstruction d’un Etat en situation post-conflictuelle. Déjà à l’époque, cette conférence avait été grandement encouragée par la société civile.



L’activisme de cette dernière entre les années 1995 à 2000 a notamment permis la mise en avant et la prise de crédibilité du rôle des femmes aux yeux de la communauté internationale[11]. En cinq ans, les études de terrain ont prouvé que les femmes ont souvent des responsabilités supplémentaires telles que le fait de s’occuper des personnes âgées ou malades. De plus, elles souffrent également de la perte de maris ou d’enfants et presque cinquante pourcent des ménages sont gérés par des femmes après un conflit armé[12]. Les exemples sont divers quant à la participation des femmes avant 2000. C’est ainsi ce que rappelle Hélène Delomez quand elle déclare à propos de la Bosnie-Herzégovine : « après la guerre de 1992 à 1995, un nombre important d'organisations féminines se sont créées partout sur le territoire, afin de prendre en charge une partie des nombreux problèmes que pose la reconstruction post-conflit. Parallèlement, au niveau international, une attention croissante est portée aux conséquences des conflits armés sur les femmes et les filles, ainsi que sur la nécessité de les intégrer dans la reconstruction post-conflit »[13].


En plus d’être appréhendées en tant qu’actrices potentielles au niveau de la prise de décision (prise d’initiative du DDR), il semble intéressant de relever également leur rôle sur le terrain en tant que membres du personnel des opérations de maintien de la paix (exécution du DDR). C’est ce que le Département des opérations de maintien de la paix des Nations Unies rappelait en Juillet 2000, puisqu’il indiquait que la présence des femmes sur le terrain parmi les agents du maintien de la paix permettrait de meilleures conditions locales pour les femmes car cela impliquerait une responsabilisation des hommes en plus de réduire les possibilités de confrontations inutiles avec les locaux. Il est à rappeler que l’égalité des sexes n’est pas seulement juste ; elle est bénéfique[14].


En Mars 2000, le Bangladesh, encouragé par UNIFEM, avait introduit la question de la contribution des femmes pour le maintien de la paix et de la sécurité internationales devant le CSNU[15]. L’impulsion des ONG et le fait que le Conseil soit alors présidé par la Namibie ont permis l’adoption d’une résolution (la fameuse résolution 1325) représentant un tournant pour la reconnaissance du rôle des femmes[16].


« Réaffirmant le rôle important que les femmes jouent dans la prévention et le règlement des conflits et dans la consolidation de la paix et soulignant qu’il importe qu’elles participent sur un pied d’égalité à tous les efforts visant à maintenir et à promouvoir la paix et la sécurité et qu’elles y soient pleinement associées, et qu’il convient de les faire participer davantage aux décisions prises en vue de la prévention et du règlement des différends »[17]

La dernière résolution en date du Conseil de Sécurité des Nations Unies sur la question de femmes et de leur lien avec la paix et la sécurité internationale est la résolution 2242 (2015)[18]. Cette dernière met en avant le rapport d’Antonio Guterres du 16 Septembre 2015 puisqu’il fait un état des lieux des avancés et enjeux depuis l’adoption de la résolution 1325 (2000). En outre, ce rapport souligne « le rôle dirigeant des femmes en faveur de la paix »[19]. Il a été observé et prouvé que dans des pays tels que le Guatemala et l’Afrique du Sud, où les femmes ont joué un rôle majeur dans la mise en place de politiques de reconstruction, leur contribution est sans conteste, notamment dans les domaines auxquels nous nous intéressons ici ; le DDR[20].


Néanmoins, malgré une information plus grande quant à l’expérience vécue par les femmes en temps de conflit, nous avons, d’après Sanam Naraghi-Anderlini en 2001, très peu de documentation sur leur activisme post-conflit. Leur travail demeure invisible aux yeux des médias ou des décideurs politiques[21]. Quoiqu’il en soit, plus qu’actrice du maintien de la paix, comment sont-elles appréhendées lorsqu’elles se trouvent parmi les bénéficiaires potentiels du DDR ?


Les femmes dans le processus Désarmement, Démobilisation et Réintégration


D’après Sergio Jaramillo, Yaneth Giha et Paula Torres, à propos de la justice transitionnelle[22] et du DDR en Colombie, les hommes et les femmes vivent de processus de démobilisation et de réintégration de manière différente[23]. De plus, ils ne rejoignent pas les groupes armés pour les mêmes raisons. De fait, dans des sociétés très traditionnelles en terme de mœurs telles que la Colombie, les femmes rejoignent les rangs afin d’acquérir davantage de pouvoir et leur démobilisation et leur réintégration représentent fréquemment une perte de pouvoir[24]. Leur expérience est ainsi nécessairement différente quant au DDR. Dans tous les cas, il est indispensable que les femmes soient inclues dans les processus, en plus d’avoir participé dans les processus de négociation ou dans les actions pour la paix.


Pour étayer notre propos, nous allons prendre trois cas d’espèce afin d’identifier la participation des femmes dans le processus DDR à savoir la Colombie, le Salvador et le Libéria. Situés sur deux continents différents, nous espérons tirer des leçons probantes de cette étude comparative.


Commençons par la Colombie. Cet Etat est le théâtre d’un conflit de plus de quarante ans dans lequel multiples acteurs ont participé[25]. Comme le rappelle J. Gonzales en 2011 : « la Colombie est considérée depuis plusieurs dizaines d’années comme l’un des pays les plus violents du monde »[26]. Il a fallu attendre 2002, avec l’arrivée du Président Alvaro Uribe, pour qu’un processus DDR soit implanté pour les groupes armés, paramilitaires et guérilleros (les principaux protagonistes étant Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia-Ejercito del Pueblo -FARC-EP-, Ejército de Liberación Nacional -ELN- et les bandes criminelles émergentes -Bacrim-[27]). En 2006, le Bureau du Haut-Commissaire pour la réintégration sociale et économique placé sous la présidence de la République (ACRSE) [28] reprend la mission du programme de réincorporation dans la vie civile (PRVC)[29] placé sous le Ministère de l’Intérieur et de la Justice[30]. L’ACRSE comprenait des missions de DDR multiples à l’image de l’octroi d’aides financières, d’affiliation au système de sécurité sociale, l’insertion à des programmes d’éducation ou de formation ou encore un support psychologique[31]. Dans ce processus, il est prouvé que les femmes sont loin d’être entièrement intégrées au processus puisque, d’abord, elles n’ont pas participé aux négociations de paix pour lesquelles elles n’ont conséquemment pas été prises en compte et, ensuite, car elles représentaient seulement neuf pourcent de la population démobilisée en 2011[32]. De plus, celles qui participent au processus doivent le faire dans les mêmes conditions que les hommes et à leur côté. Dès lors, cette organisation revient à nier leur « besoins spéciaux »[33]. Comme le déclarait déjà le CSNU en 2000, il est nécessaire « de tenir compte des besoins particuliers des femmes et des petites filles lors du rapatriement et de la réinstallation et en vue du relèvement, de la réinsertion et de la reconstruction après les conflits »[34].


Poursuivons avec le Salvador. Comme en Colombie, cet Etat a été miné par une guerre civile qui, en l’occurrence, a duré de 1979 à 1992, moment des Accords de paix de Chapultepec, le 16 janvier[35]. Ce conflit non international a opposé le gouvernement et un groupe armé de libération national ; le Front Farabundo Martí de libération nationale (FFMLN). Les accords de paix de 1992 ont notamment permis grâce au travail préliminaire des Nations Unies, a encouragé la création d’un plan national de reconstruction comprenant la démobilisation d’ex-combattants préalablement désarmés[36]. Au sein de ce plan, pour donner un exemple des prévisions, il était indiqué que les ex-belligérants bénéficient de terres, de formations, de crédits et d’habitations (dix pourcents des terres agricoles devant être distribués entre les quarante-sept mille bénéficiaires du processus)[37]. Qu’en est-il de l’intégration des femmes dans ce mélange complexe entre processus paix et démocratisation[38] ? La mission d’observation des Nations Unies en El Salvador (ONUSAL)[39], commencée en 1991 et achevée en 1995, évaluait qu’en 1994, sur les quinze mille neuf démobilisés, quatre mille quatre-cents quatre-vingt-douze étaient des femmes[40]. Bien que ce chiffre représente trente pourcent de l’effectif total, il est reconnu que la réinsertion, comme en Colombie, n’a pas pris en compte les besoins spécifiques des femmes [41].


A des milliers de kilomètres, le Libéria a également fait l’objet d’un DDR. Bien qu’aujourd’hui ce dernier « [soit] un pays qui vit en paix avec lui-même et avec ses voisins »[42] il a longtemps été un Etat ayant autant souffert qu’été la source de l’insécurité régionale ; impliquant des risques chez ses voisins, notamment la Sierra Leone et la Côte d’Ivoire[43]. La Mission des Nations Unies pour le Libéria (MINUL), mise en place le 19 septembre 2003 par mandat du CSNU[44] et terminée le 22 mars 2018[45], avait pour mission d’« opérer le désarmement volontaire et rassembler et détruire les armes et munitions dans le cadre d’un programme organisé de désarmement, de démobilisation, de réinsertion et de rapatriement »[46]. Il a été estimé que, sur les cent-un mille quatre-cent quatre-vingt-quinze combattants désarmés et démobilisés (presque trois fois plus que les chiffres qui avaient d’ailleurs préalablement été prévus), vingt-deux mille trois-cent soixante-dix étaient des femmes (et deux mille quatre-cents des filles)[47]. Le cas libérien est particulier en ce sens qu’il a, à la différence de nos deux premiers cas d’étude, davantage pris les besoins spécifiques des femmes en considération. Effectivement et grâce au travail conjoint du fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA)[48], l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de la MINUL, il semblerait que les besoins spécifiques des femmes aient été entendus, notamment et particulièrement pour les filles, les femmes enceintes et les mères allaitant encore leurs enfants[49]. D’ailleurs, la grande avancée constatée en la matière est notamment liée au fait que les « femmes eussent été traitées séparément du reste des ex-combattants »[50]. Finalement, le personnel féminin de la société civile participant au processus a eu la possibilité, en tant qu’acteur pour la paix (en continuité avec notre paragraphe précédent), d’interroger les femmes quant à leur intégration au processus, permettant des progrès notamment pour le bilan/retour sur expérience post-DDR.


Pourtant et malgré ces avancées en terme opérationnel, surtout pour la synergie des divers acteurs agissant sur place (le travail associé des divers praticiens de la paix et du DDR est majeur, comme nous l’avions déjà soulevé en début de propos[51]), il semble que le processus DDR ait demeuré traumatique pour les femmes[52]. De fait, cela s’explique, entre autres, par la peur d’être considérées comme ex-combattantes ou de devoir cohabiter dans des camps où les ex-belligérants les ont probablement exploitées par le passé. Il est, de plus, souvent des cas où les jeunes femmes, présentant aucun autre moyen pour (sur)vivre, retournent dans les camps avec pour intention de se prostituer[53] et non pas de bénéficier du DDR. Tous ces éléments nous confrontent aisément aux failles des processus DDR, même ceux plus récents à l’image du Libéria (ou de la Côte d’Ivoire) en termes d’égalité des genres – au niveau de l’action pour la paix (négociation ou opérationnelle) ou bien au niveau de la prise en charge dans les étapes du DDR. D’ailleurs, « dans certains conflits, seuls les anciens combattants enregistrés par leurs factions peuvent être éligibles. Cette approche exclut souvent les femmes, les enfants »[54].


C’est pourquoi la définition des catégories doit être plus ouverte et plus précise dans les accords de paix. En ce sens, Kelvin Ong, détaillant les nécessités opérationnelles d’un processus DDR fonctionnel[55], rappelle l’importance de la détermination claire des divers groupes bénéficiaires ; étant subdivisés selon les genres et même au sein de ces derniers. Ainsi, ce dernier identifie trois catégories de femmes ayant un rôle dans le conflit armé à définir : les femmes (et filles) combattantes ayant participé aux hostilités directement, les femmes (et filles) associées à des groupes armés volontairement ou pas et, enfin, les femmes (et filles) dépendantes des ex-combattants puisqu’appartenant à leur foyer[56]. D’après lui « une considération particulière apportées à ses rôles pendant le conflit peut contribuer de manière positive à l’implantation efficace du programme DDR »[57].


Tout au long de notre propos sur les femmes, nous avons fréquemment fait référence aux filles. Bien que ces dernières soient des enfants et puissent être appréhendées dans le « groupe des enfants », nous leur accordons ici un intérêt particulier en lien avec la complexité que leur impose leur sexe qui, ajouté à leur jeune âge, en fait des victimes de premier plan. De fait, les filles soldats sont oubliées majoritairement du processus DDR[58]. Pourtant, comme le rappelle le paragraphe 21 de la Déclaration et du Programme d’action de Vienne adoptés en 1993 : « Il conviendrait de renforcer les mécanismes et programmes nationaux et internationaux de défense et de protection des enfants, en particulier des fillettes »[59].


Jeanne Postil


[1] Assemblée générale des Nations Unies, « Des moyens civils à la hauteur des situations postconflictuelles » Rapport indépendant du Groupe consultatif de haut niveau, A/65/747- S/2011/85, 22 février 2011, p.p.7-60.


[2] Ibid, p.63


[3] Compte rendu du Colloque « et Post-Conflit : Comment promouvoir le rôle des femmes dans la reconstruction post-conflit », Colloque International organisé par l’Université de Paris 8 –CRESPPA-GTM en collaboration avec l’UNESCO, le Ministère des Affaires Etrangères et Européennes, le CNRS la Région Ile-de-France et l’Institut Emilie du Chatelet, 22 Juin 2011, p.1


[4] ONU Femmes, « Les réfugiés et les migrantes », ONU Femmes en ligne, consulté le 26 mai 2019. URL : http://www.unwomen.org/fr/news/in-focus/women-refugees-and-migrants


[5] Op. Cit. MANCHANDA Rita, p. 4737.


[6] Op. Cit. REHN Elisabeth et SIRLEAF Johnson.


[7] Ibid, p.61


[8] Nations Unies, « Rapport de la quatrième conférence mondiale sur les femmes – Beijing, 4-15 Septembre 1995 », A/CONF.177/20/Rev.1, New-York, 1996, p.60


[9] Pour une vision approfondie, se référer au Paragraphe 1, a. A. III. Du Chapitre 2, p. ?


[10] Op. Cit. NATIONS-UNIES, « Rapport de la quatrième conférence mondiale sur les femmes – Beijing, 4-15 Septembre 1995 », A/CONF.177/20/Rev.1, p.p. 61-62


[11] Op. Cit. NARAGHI-ANDERLINI (B.S.), « Women, Peace and Security: A Policy Audit - From the Beijing Platform for Action to UN Security Council Resolution 1325 and Beyond », p.15


[12] Ibid. p.12


[13] DELOMEZ Hélène, « Le rôle des organisations de femmes dans la construction de la paix en Bosnie-Herzégovine. Normes Internationales et carrières des organisations de 1995 à 2012 », Thèse de doctorat Soutenue le 28 Octobre 2013 à Paris Est en cotutelle avec l'Université catholique de Louvain, dans le cadre de École doctorale Organisations, marchés, institutions (Créteil ; 2010-2015), en partenariat avec Laboratoire de recherche sur la gouvernance publique, territoire et communication (Créteil), p.7


[14] Op. Cit. REHN Elisabeth et SIRLEAF Johnson, p.63


[15] Op. Cit. NARAGHI-ANDERLINI B. Sanam, « Women, Peace and Security: A Policy Audit - From the Beijing Platform for Action to UN Security Council Resolution 1325 and Beyond », p.15.


[16] Ibid. p.4


[17] Op. Cit. Conseil de Sécurité des Nations-Unies, S/RES/1325 (2000), paragraphe 6.


[18] Op. Cit. Conseil de Sécurité des Nations-Unies, Résolution 2242 (2015), S/RES/2242


[19] Op. Cit. Conseil de Sécurité des Nations-Unies, « Rapport du Secrétaire général sur les femmes et la paix et la sécurité », S/2015/716, p.5


[20] Op. Cit. NARAGHI-ANDERLINI B. Sanam, « Women, Peace and Security: A Policy Audit - From the Beijing Platform for Action to UN Security Council Resolution 1325 and Beyond », p. 5.


[21] Ibid. p.13


[22] La justice transitionnelle permet la prise en compte des violations graves ayant été commises en toute impunité pendant un conflit armé. « Bien qu’elle porte sur le passé, la justice transitionnelle a aussi un objectif prospectif puisqu’elle apaise les blessures, encourage le dialogue social et renforce l’Etat de droit. ». Trial international, « Justice transitionnelle », Trial international en ligne, consulté le 29 mai 2019. URL : https://trialinternational.org/fr/topics-post/justice-transitionnelle/


[23] JARAMILLO (S.), GIHA (Y.) et TORRES (P.), « Transitional Justice and DDR : The Case of Colombia », Research Unit, International Center for Transitional Justice, juin 2009, p.15.


[24] Ibid.


[25] UCROSS (M.), « Finalmente un proceso de reintegración es un proceso individual, un proceso personal », Dossier Relaciones Estado y Ciudadanos en la prestación del servicio público en Colombia, Institut gouvernance en ligne, 3 décembre 2007, consulté le 27 mai 2019. URL : http://www.institut-gouvernance.org/fr/entretien/fiche-entretien-18.html


[26] GONZALEZ (J.), « Violence armée en Colombie: ‘conflit armé’, ‘guerre civile’, ‘violence interne’ ou ‘lutte contre le terrorisme’? », ST 8 Représentations et labellisations de la « guerre » : pour une sociologie interprétativiste des systèmes de classification de la conflictualité internationale, Congrès AFSP Strasbourg, 2011, p.1.


[27] Ibid.


[28] Nom original : Alta Consejería para la Reintegración Social y Económica de la Presidencia de la República.


[29] Nom original : Programa para la Reincorporación a la Vida Civil


[30] Op. Cit. JARAMILLO (S.), GIHA (Y.) et TORRES (P.), « Transitional Justice and DDR : The Case of Colombia », 2009, p.15.


[31] Ibid.


[32] Ibid. p.16.


[33] Ibid.


[34] Conseil de sécurité des Nations Unies, résolution 1325 adoptée en 4213° séance, S/RES/1325(2000), 31 octobre 2000, paragraphe 12, alinéa 8, a.


[35] Accords de paix de Chapultepec signés le 16 janvier 1992.


[36] STUDEMEISTER (M.), « El Salvador : Implementation of Peace Accords », United States Institute of Peace, PeaceWork numéro 38, Janvier 2001, Washington, p.28.


[37] Ibid.


[38] SEGOVIA (A.), « Transitional Justice and DDR: The Case of El Salvador », Research Unit, International center for transitional justice, juin 2009, p.1.


[39] Mise en place par le Conseil de sécurité des Nations Unies, résolution 693 adoptée en 2988° séance, S/RES/693(1991), 20 mai 1991, 2 pages.


[40] Op. Cit. SEGOVIA (A.), « Transitional Justice and DDR: The Case of El Salvador », p.2.


[41] Ibid.


[42] Conseil de sécurité des Nations Unies, « Rapport final du Secrétaire général sur la Mission des Nations Unies au Libéria », Rapport du secrétaire général des Nations Unies, S/2018/344(2018), 13 avril 2018, paragraphe 64.


[43] Voir Annexe III « La Sierra Leone et ses voisins », p. ???.


[44] Op. Cit. Conseil de sécurité des Nations Unies, S/RES/1509(2003).


[45] Réseau de recherche sur les opérations de paix, « MINUL/UNMIL », Réseau de recherche sur les opérations de paix en ligne, consulté le 27 mai 2019. URL : http://www.operationspaix.net/86-operation-minul.html


[46] Op. Cit. Conseil de sécurité des Nations Unies, S/RES/1509(2003), paragraphe 23, alinéa 3, g.


[47] JAYE (T.), « Transitional justice and DDR : The Case of Libéria », Research Unit, International Center for Transitional Justice, juin 2009, p.15.


[48] « L’UNFPA est l’agence directrice des Nations Unies en charge des questions de santé sexuelle et reproductive. Notre mission est de créer un monde dans lequel chaque grossesse est désirée et chaque accouchement sans danger. Un monde dans lequel chaque jeune réalise pleinement son potentiel. », Fonds des Nations Unies pour la population, « A propos de l’UNFPA », Site officiel de l’UNFPA, consulté le 27 mai 2019. URL : https://www.unfpa.org/fr/%C3%A0-propos-de-lunfpa#


[49] Op. Cit. JAYE (T.), « Transitional justice and DDR : The Case of Libéria », p.16.


[50] Citation originale : « Women were treated separately from the rest of the ex-fighters. », Ibid. p.15.


[51] Voir Introduction générale, Section « Acteurs du DDR », p. ???.


[52] Op. Cit. JAYE (T.), « Transitional justice and DDR : The Case of Libéria », p.16.


[53] Ibid.


[54] Op. Cit. STEENKEN, « Désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) : tour d’horizon pratique », p.21.


[55] ONG (K.), « Managing fighting forces », The Peacemaker’s toolkit, United States Institute of Peace, Washington, 2012, 78 pages.


[56] Ibid. p.p.27-28.


[57] Traduit de l’anglais : « Careful consideration of these roles during the conflict can contribute positively to effective implementation of the DDR program », Ibid. p.28.


[58] Op. Cit. MANCHANDA (R.), p. 4743.


[59] Op. Cit. HAUT-COMMISSARIAT DES NATIONS-UNIES AUX DROITS DE L’HOMME, « Déclaration et programme d’action de Vienne, 20 ans au travail pour vos droits », p.24.


POUR CITER : POSTIL J., "Combattantes armées ou actrices pour la paix : quelle intégration des femmes après un conflit armé ?", Hestia - Promouvoir les droits humains, Dossiers, Lyon, publié le 29 mai 2019 (en ligne : www.hestiapdh.com).




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